Samuel Ternoy présente son oeuvre la cantate rosa

      Samuel : Je suis né en 1970 à Isbergues. J’ai commencé le piano vers l’âge de 6 ans, dans cette école de musique de Aire sur la Lys avec pour professeur M.  Roger Squadrelli qui a donné son nom à la nouvelle école. Puis je suis allé au conservatoire de Lille dans la classe Yolande Baërt. Assez vite en parallèle au piano, j’ai débuté l’écriture, l’improvisation et la composition. Terminées en 1990, ces études m’ont permis de décrocher 6 médailles d’or. Puis, je suis entré au conservatoire de Paris, dans les classes d’écriture, d’analyse et d’orchestration, avec toujours comme partenaire le piano. J’ai été récompensé par 5 premiers prix. Ensuite a commencé mon activité musicale : je suis devenu professeur de piano et d’analyse dans cette école à Aire, un retour aux sources. En parallèle à mon enseignement j’ai essayé de faire au piano des choses qui m’intéressaient en composition et en improvisation, au hasard des rencontres.

     

     Question – Vous aimez la musique complexe d’Emile Goué. Diriez-vous que vous êtes porté vers ce type de musique un peu élitiste pas vraiment à la portée de tout le monde ?

     Samuel : Il y a trois ans, j’ai enregistré mon premier disque consacré à Emile Goué, compositeur et scientifique ; un musicien très exigeant, aux multiples facettes, tourné vers la recherche esthétique. C’était très important pour moi.

Pour autant, mon rapport au piano va vers la diversité, l’improvisation, le jazz. Les pièces que j’écris sont liées aux personnes qui me les commandent et aux circonstances de leur exécution. Je ne vais pas proposer la même musique à un ensemble contemporain ou à une chorale « amateur ». Rosa, ma cantate, n’est pas du tout une recherche esthétique ! En revanche,  je peux aussi aller vers de la complexité, comme dans les 10 pièces pour piano que j’ai écrites à partir d’une interprétation de tests de Rorschach.

     Question – Comment voyez la suite de votre carrière. Avez-vous d’autres projets ?

     Samuel : Jusqu’à présent ma carrière s’est faite au hasard des rencontres, un enchaînement sans véritable objectif. Récemment j’ai joué à 2 pianos avec mon frère Jeremy, dans un concert de jazz. Je pense que cette piste est à approfondir.

Eglise Notre-Dame La Cie Lyric & Co

ROSA DE SAMUEL TERNOY (CANTATE POUR UN OCTUOR VOCAL, SOPRANO SOLISTE, VIOLON, PIANO ET QUINTETTE DE CUIVRE)