Cadran Palais Justice     Depuis toujours, les hommes ont cherché à apprivoiser le temps. Et pour y remédier, on eut l’idée du cadran solaire. Un cadran solaire est un instrument gravé dans la pierre des murs, silencieux, immobile. Il indique le temps solaire par le déplacement de l’ombre d’un objet de forme variable, le gnomon ou le style, sur une surface, la table du cadran, associé à un ensemble de graduations tracées sur cette surface. La table est généralement plane mais peut aussi être concave, convexe, sphérique, cylindrique… L’emplacement des heures est gravé en fonction du mouvement de notre planète dans sa trajectoire autour du soleil, de sa position astronomique, de l’inclinaison de l’axe des pôles. La réalisation d’un cadre est ainsi une œuvre originale.

A notre connaissance, il subsiste encore trois cadrans solaires à Saint-Omer : l’un au-dessus du portail sud de la cathédrale, le second place Gilliers dans le quartier de Lyzel, le troisième dans la cour d’honneur du Palais de Justice.

Le cadran solaire du Palais de Justice date de 1740 comme l’indiquent les chiffres romains MDCCXXXX. Son style est toujours là mais les heures font défaut. Ce cadran n’aurait pas été terminé  lorsque survint la Révolution qui transforma ce Palais épiscopal en Palais de Justice.

Le cadran de Lyzel est en parfait état. Celui de la cathédrale juste restauré a l’objet de bien des critiques. Nous y reviendrons.