cadran cathédraleIl existe trois cadrans solaires à Saint-Omer : un premier dans la cour du Palais de Justice, un second sur la façade d’une maison privée place de la Ghière et celui de la cathédrale Notre-Dame.
Edifié en 1610, au-dessus de la rosace du portail sud, le cadran solaire de la cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer a été restauré en 1665, en 1700 et 1775. Au fil du temps, les pierres rongées empêchaient la lecture et entraînaient des désordres progressifs qui nécessitaient des travaux de restauration. Peut-être aurait-on pu rétabli le style manquant à l’occasion des travaux de rénovation de 1972… Il aurait fallu une réunion de chantier en 2013 sur la protection de l’horloge dans le cadre du programme de restauration de transept nord de la cathédrale pour considérer le cadran solaire et l’horloge astrolabe étaient indissociables.


On peut difficilement, aujourd’hui, se mettre dans la peau de nos ancêtres pour lesquels l’heure était forcément une donnée approximative. On eut donc l’idée de bâtir un cadran solaire en 1610 sur le portail sud de la cathédrale afin de régler l’heure de l’horloge astrolabe datant de 1558.
L’horloge permettait d’animer autrefois un carillon se trouvant sur le toit de l’édifice à la croisée des transepts. Ce carillon fut détruit par la foudre en 1606. Autre particularité : l’horloge était reliée à une autre cloche installée dans l’enceinte du palais épiscopale, aujourd’hui palais de Justice. Cette cloche paroissiale de 1612, entreposée à la sacristie de la cathédrale, a été remontrée l’année dernière sur le mécanisme de l’horloge par son conservateur Bernard Delrue.

Pour la remise en fonctionnement du cadran solaire, un maximum d’éléments d’origine du cadran, en particulier les chiffres arabes et romains ainsi que les signes zodiacaux ont été préservés. La coloration du cadran s’est appuyée sur des témoins archéologiques, notamment une maquette de la cathédrale de 1840 conservée au musée Sandelin. Cependant, selon Bernard Delrue, cette restauration présente des erreurs. Les couleurs initiales utilisées pour la lecture de l’heure (jaune, rouge, bleu et noir) n’ont pas été reprises par le restaurateur. La couleur « noir » dominante entraîne ainsi une lecture plus difficile. « D’autre part, une erreur d’implantation sur l’extrémité du style porte de vingt minutes le décalage horaire lorsque l’aiguille se trouve au zénith » dixit M. Delrue.
Les cadrans solaires constituent un patrimoine devenu rare. Comment peut-il aujourd’hui avoir autant de divergences sur cette restauration. Affaire de spécialistes, certainement.

2 Responses

  1. merci de toujours m envoyer les nouveautes concernant votre belle ville

  2. L’erreur de 20 minutes n’est pas au zénith ,c’est à dire à 12heures mais aux heures extrêmes du matin ou du soir. Par ailleurs il faut tenir compte des trois corrections dél heures vue pour avoir l’heure d’exacte et ce documents ne figure nulle part . Un jour les amis de la cathedrale ont rédige un mode d’emploi tres complet avec cette table de correction .il sera joint à la nouvelle mouture du livret de l’horloge . Car horloge et cadran solaire sont indiscosiable sur.